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C’est maintenant largement prouvé par les neurosciences, le cerveau de l’enfant fait preuve d’un plasticité impressionnante, et il serait même doté de 10 fois plus de connexions qu’internet ! Autrement dit d’1 million de milliards de connexions synaptiques ! Dans un de ses articles passionnant, Céline Alvarez nous livre les 4 règles d’or de la plasticité cérébrale chez l’enfant. 

Pour commencer, elle nous explique que lors des six premières années de sa vie, l’être humain possède un mécanisme cérébral “ absorbant “ qui le dote du pouvoir d’incarner l’environnement sans effort, en réalisant pour chaque expérience vécue, un nombre impressionnant de connexions neuronales. Et, parmi les centaines de connexions qu’il crée par seconde, le cerveau ne conserve que les connexions les plus fréquemment utilisées. C’est ce que l’on appelle l’élagage synaptique, c’est ainsi que l’être humain apprend et se spécialise.

Ainsi, puisque le cerveau ne conserve que les connexions les plus fréquemment utilisées, ce sont les expériences quotidiennes de l’enfant qui s’encodent et structurent directement l’architecture de son cerveau. C’est la raison pour laquelle nous les surprenons à se comporter comme nous ! Une étude menée en 1995, a suivi une quarantaine de familles sur plusieurs années, illustrant la puissance de ce phénomène : les chercheurs ont constaté que 86 à 98 % des mots utilisés par les enfants à 3 ans provenaient directement du vocabulaire de leurs parents. De plus, plus que les mots, leurs nombres, longueurs et style de conversations étaient également identiques !

Ainsi, qu’on le veuille ou non, il faut comprendre que ce sont ces petites choses du quotidien auxquelles nous ne faisons pas forcément attention qui structurent, sans aucun filtre, les capacités et les comportements de nos enfants. Autrement dit, nos attitudes préparent les leurs. Pour Celine Alvarez, “ Cela doit être dit, redit et entendu. Et il nous faut maintenant agir en conséquence, aussi bien à la maison qu’à l’école. “ Pour vous aider dans ce sens, voici les 4 règles d’or que chaque parent devrait adopter :

  1. EXEMPLAIRE TU SERAS

Que l’on soit parent ou enseignant, accompagner un enfant exige une présence à soi, une observation consciente de nos propres gestes et attitudes. Quels sont nos comportements, nos mécanismes quotidiens ? Sont-ils en cohérence avec les comportements et les attitudes que nous voulons voir fleurir chez nos enfants ? Si nous souhaitons voir l’enfant s’exprimer joliment, avoir des gestes délicats et harmonieux, ou faire preuve d’empathie, il n’y a pas 36 solutions : la première des choses à faire est de le faire soi-même. Et lorsque l’on sait que l’enfant possède un mécanisme cérébral aussi puissamment absorbant, qui se structure à partir de tout ce qu’il perçoit, et que l’on passe en moyenne 6h par jour avec lui dans une classe, pour un professeur, ou à la maison pour un parent, cet effort n’est pas une option, c’est une responsabilité.

  1. LA DÉMONSTRATION TU FERAS

Incarner soi-même les attitudes ou les gestes à transmettre à l’enfant est un excellent début, mais ce n’est pas suffisant : il faudra également les lui montrer explicitement. Par exemple, lorsqu’il essaiera de dérouler un tapis de la classe – même s’il nous voit régulièrement le faire correctement – il faudra le lui montrer. Même chose pour se laver les dents, ranger sa chaise ou simplement saluer quelqu’un. Une démonstration claire, c’est à dire silencieuse et séquencée, permet d’optimiser la transmission des gestes. Néanmoins, pour que l’enfant puisse les reproduire, il faudra que les circuits cérébraux nouvellement créés se renforcent, c’est à dire qu’il faudra que l’enfant voie et répète plusieurs fois l’expérience.

  1. LA PATIENCE TU CULTIVERAS

Et le lâcher prise tu pratiqueras ! Car, nous venons de le dire et il est toujours bon de le répéter : la transmission, immédiate ne sera pas. Il faudra du temps, de la fréquence et de la pratique pour que les circuits cérébraux nouvellement créés se renforcent et transforment des comportements observés en acquis solides, environ Dans six mois. La patience est donc de rigueur ! Si l’enfant ne reproduit pas immédiatement ce que vous lui montrez, respirez, c’est tout à fait normal. Les aptitudes que nous souhaitons lui transmettre ne seront pas acquises en une fois (ni en deux, ni en trois), c’est par les expériences et les observations répétées que l’enfant les construira.

  1. LE MÉLANGE DES ÂGES TU VÉNÈRERAS

Si un enfant évolue uniquement avec des enfants de son âge, il ne pourra à priori pas absorber les gestes ou un meilleur niveau de langage avec ses copains de classe à peine plus autonomes ou plus à l’aise linguistiquement que lui. Comme le dit Céline Alvarez, “ L’Institution ose ce que la nature a sans doute jugé trop risqué – ou trop limitant : elle désigne une seule personne, l’enseignant. “ Ainsi, en caricaturant un peu, la source d’absorption pour l’enfant de maternelle dépend d’une seule personne, ce qui, en plus d’être inacceptable pour le cerveau en pleine maturation qui demande à être nourri généreusement, est inacceptable pour la santé de l’adulte qui peut vite s’épuiser à nourrir plus d’une vingtaine d’enfants. C’est pour cela que, comme l’a démontré pour son expérience au sein de la classe de Gennevilliers, le fait de réunir des enfants d’âges différents et en les laissant interagir librement au sein d’un environnement structuré apporte des évolutions incroyables !

Ainsi, en réalisant l’immense responsabilité et pouvoir d’action qu’ont les adultes sur le développement du cerveau des enfant, nous pouvons tous agir pour servir au mieux cette incroyable plasticité cérébrale.

Source : https://www.celinealvarez.org/

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