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Environ un enfant sur dix est victime de harcèlement scolaire en 2019, des chiffres qui font froid dans le dos… Si votre enfant est dans ce cas, sachez que vous pouvez l’aider à traverser ça et à se défendre. Voici 3 conseils pour aller dans ce sens.

Ecoutez-le et prévenez l’école

Si votre enfant a le courage de vous avouer qu’on l’embête à l’école, ce qui est déjà une démarche difficile pour lui, il est primordial de l’écouter. Prenez de suite ce qu’il dit en considération, sans dramatiser pour autant. Il doit absolument sentir que vous êtes ouverts et que vous êtes là pour le soutenir. Rassurez-le : ce qu’il vit n’est pas normal et il ne faut surtout pas se sentir coupable. Une fois que vous avez pu parler avec votre enfant, rapprochez-vous du personnel de l’école. Insistez sur le fait que cette situation ne doit pas aller plus loin car c’est sérieux, et qu’il est nécessaire de parler, par exemple, au professeur ou à la directrice.

Analyser avec lui le comportement de ses camarades

Pour aider votre enfant à répondre aux attaques, il est utile de cerner les différentes personnalités des agresseurs. Prendre le parti de son enfant en critiquant l’autre n’est pas productif. Vous n’êtes pas objectif et votre enfant le sait. Alors qu’essayer de comprendre les caractères différents de ses camarades permet de dédramatiser les actes et les paroles blessantes. En effet, en faisant cela, on se rend vite compte que les enfants agressifs ont un profond mal-être. Le but étant que l’enfant garde confiance en lui et qu’il ne croit pas tout ce qu’il entend.

Apprenez-lui à répondre calmement aux attaques

La psychologue Florence Millot a mis au point une technique d’autodéfense verbale, le “Tatakai”. Le jeu permet de codifier les attaques et les défenses sous forme “d’armes verbales”. Le but est d’utiliser une parole bienveillante mais ferme pour répondre aux tentatives d’attaques. Il faut partir du principe qu’il est préférable de choisir cette méthode que de réagir par l’agressivité, faisant culpabiliser l’enfant, et incitant le harceleur à renchérir. Il y a plusieurs techniques pour utiliser le Tatakai :

  • La technique du miroir : elle consiste à aller au-delà des apparences en proposant d’accueillir la parole de la personne qui insulte. Il faut poser des questions de précision pour qu’elle déroule le fil de son émotion. Exemple : “Pourquoi, tu t’intéresses à moi ?”. La situation s’inverse, l’enfant-cible prend le contrôle de la discussion.
  • La technique de l’esquive : elle permet de renvoyer l’énergie de la colère de l’autre. Exemples : « Et alors ? » ; « Si tu ça te pose un problème, tu veux en parler ? »; « Pense ce que tu veux, c’est ton opinion, pas la vérité ».
  • La technique du bouclier : si la situation n’est pas acceptable, et que l’enfant a besoin de mettre un terme aux insultes qu’il reçoit, il faut utiliser le mot “stop”, demander fermement de cesser pour se protéger de l’agressivité de la personne qui harcèle.
  • La technique dite du vénérable guerrier : une fois avoir dit stop à celui qui vous agresse, l’étape ultime est de prendre conscience de sa propre valeur. Il faut que l’enfant affirme devant l’autre qui il/elle est. Exemple : “ j’ai le droit de…”; “Je suis qui je suis”.

Inspiration : En Finlande, une méthode qui marche contre le harcèlement scolaire

Depuis 2009, la quasi-totalité des écoles et collèges finlandais ont adopté le programme KiVa qui a pour objectif d’aider les enfants, témoins passifs et silencieux d’actes de harcèlement à ne pas cautionner la violence, à montrer leur réprobation et à développer de l’empathie à l’égard des victimes. Ici, tout le monde est impliqué, élèves comme enseignants, qui participent tout au long de l’année à des travaux en groupe, des projections de courts-métrages et des jeux de rôle. Face à un cas réel de harcèlement, une équipe de trois adultes formés et un professeur de la classe interviennent. Ils organisent des discussions individuelles et en groupe avec la victime, les harceleurs et quelques élèves volontaires en soutien.

Une étude américaine de 2016, réalisée sur plus de 7 000 élèves de 77 écoles élémentaires finlandaises, a démontré l’efficacité du programme. Apprendre aux jeunes à se comporter de manière constructive et responsable, à s’abstenir d’encourager le harcèlement et à aider les victimes a des effets positifs sur le climat scolaire, la motivation et la réussite. Globalement, la réduction de toutes les formes de harcèlement physique ou psychologique diminue l’anxiété et la dépression et favorise le sentiment de bien-être des élèves.

Pour aller plus loin : « J’me laisse pas faire dans la cour de récré » de Florence Millot, aux éditions Horay

Source : https://www.femmeactuelle.fr/ 

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