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Open/Close Menu DU 21 AU 23 SEPTEMBRE 2018 AU CHÂTEAU DE FLAUGERGUES À MONTPELLIER

Notre Société humaine, actuellement en pleine mutation, invite à construire de nouvelles bases fonctionnant sur des paradigmes différents.

Depuis la Renaissance, notre civilisation s’est orientée vers une vision très matérialiste du monde. Plusieurs sagesses ont alors disparu, dont notamment la connaissance des cycles de sept ans dans la vie humaine*, datant d’Hippocrate et perpétuée ensuite par les philosophes grecs avec Platon.

Cette sagesse des cycles est pourtant fondamentale à respecter dès les débuts de l’éducation. En effet les trois premières septaines (de 0 à 21 ans) permettent de poser les saines fondations pour un juste développement du potentiel créateur de l’être dans sa globalité. Notons quelques exemples…

Lors de la première septaine, entre 0 et 7 ans, l’enfant mobilise surtout ses forces au niveau de son corps physique. Il a besoin de solliciter ses cinq sens physiques pour se délimiter dans son corps, apprendre à s’habiter et se mouvoir dans l’espace.

Aussi, dans cette période, il est fondamental de ne pas laisser l’enfant trop longtemps inerte devant un écran (ordinateur ou télé), ce qui génère une volonté affaiblie, insécurisée et dispersée.

En revanche, c’est la période idéale pour :

– favoriser le contact avec la nature qui apporte un ancrage à la terre et un fort ressenti de sécurité ;

– stimuler sa créativité avec ses cinq sens afin de faciliter ses capacités d’expression dans la matière.

Lors de la deuxième septaine entre 7 et 14 ans, l’école prend une place importante dans la vie de l’enfant. Il forge ses valeurs morales, à travers les histoires ou contes qui lui sont racontés, et son lien d’autorité avec les adultes (parents, enseignants…) représentant pour lui les modèles de son devenir.

En mesurant la place de l’éthique morale dans cette septaine, nous pouvons nous questionner  sur l’effet pernicieux que génère l’histoire du Père Noël. Le parent demande à l’enfant de ne pas mentir, et celui-ci découvre un mensonge collectif fomenté par les adultes. Dans certains cas même, on fait de l’enfant l’allié du mensonge, en lui suggérant de ne pas le dévoiler à la petite sœur ou petit frère.

Au lieu de lui proposer un mensonge collectif commercial (!), il est tout à fait possible de susciter en lui l’émerveillement et le sacré en stimulant son imagination créatrice dans son rapport au vivant.

Lors de la troisième septaine, entre 14 et 21 ans, l’adolescent a besoin de saisir un idéal et de ressentir l’espérance qu’il pourra atteindre ses buts dans le futur. A cette période, il capte des appels intérieurs le poussant vers des activités ou passions qui vont progressivement éclairer sa vocation.

Or notre société lui met très tôt une pression énorme, en exigeant de lui de définir rapidement son orientation professionnelle, alors qu’il ne se connaît pas encore. Fortement conditionné dans son choix d’orientation par les débouchés économiques que lui propose la société, le risque est grand de renoncer ou de refouler ses motivations profondes. Cela peut éteindre son feu intérieur et ses idéaux. générer la désespérance, et conduire à l’extrême au suicide (deuxième cause de mortalité des jeunes).

Respectons le fait qu’il fasse de multiples expériences (activités, métiers) sans le figer trop tôt, afin qu’il apprenne à se connaitre et trouve par lui-même l’activité qui lui convient le mieux.

La destinée d’un être est bienveillante et a un sens. Il est essentiel d’en tenir compte, afin de l’encourage à se dépasser et se révéler pour sa plus grande joie et celle de tous !

Sylvianne Attard – Accompagnante en bien-être  et connaissance de soi – www.kairona.net

* Pour explorer la connaissance des septaines : voir le livre « Maitrisez votre destinée par les cycles de sept ans » de Pierre Lassalle

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