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L’école se centre essentiellement sur le développement de nos compétences cognitives, sur notre développement intellectuel. Elle s’intéresse également un tout petit peu à notre développement physique, artistique, mais pas vraiment à notre développement socio-émotionnel.

Pourtant, savez-vous qu’entre le moment où nous nous levons le matin, et le moment où nous nous couchons le soir, nous passons 90% de notre temps à ressentir des émotions ! Nous sommes donc en droit de nous demander pourquoi les programmes scolaires occultent presque totalement cette matière. D’autant que le développement de l’intelligence émotionnelle dès le plus jeune âge permettrait de diminuer la violence, d’apprendre à mieux communiquer, de renforcer la confiance en soi et d’augmenter le niveau de bonheur des enfants et des futurs adultes qu’ils deviendront. 

C’est quoi l’Intelligence émotionnelle ?

Selon Salovey et Mayer, l’intelligence émotionnelle est une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes.

Mais pouvoir traiter ces émotions, les identifier, les comprendre, les utiliser, les exprimer ou encore les réguler, ce n’est pas donné à tout le monde ! Et c’est cela que l’on appelle l’intelligence émotionnelle.  

Pourquoi est-ce une compétence essentielle ?

Parce que ces émotions et ces compétences impactent les 4 domaines les plus importants de notre vie :

  • Bien-être : Nous nous sentons bien lorsque nous sommes sereins et lorsque nous ressentons des émotions saines, et à l’inverse, nous nous sentons mal quand on est stressé, en colère, jaloux… De plus, les personnes qui ont de bonnes compétences émotionnelles sont plus heureuses et ont moins de risques de faire face à différents troubles tels que l’anxiété, la dépression ou encore le burn-out. Ces facultés sont de vraies appuis, de vraies “ aides de vie “ !
  • Santé :  Les récentes découvertes en neurosciences démontrent l’effet du stress chronique ou de la colère sur la santé. D’ailleurs, le stress est l’ennemi numéro 1 du cerveau. Il altère l’hippocampe en sécrétant le cortisol, qui active l’amygdale, siège de la peur. De plus, il est prouvé que les personnes ayant de bonnes compétences émotionnelles prennent moins de médicaments et vont beaucoup moins souvent chez le médecin !
  • Travail : Les compétences émotionnelles impactent également sur notre productivité au travail. En effet, certaines émotions l’augmente, comme l’enthousiasme, et d’autres, comme l’ennui, la diminue. Une étude démontre qu’à Q.I et à compétences techniques égales, les personnes ayant de fortes compétences émotionnelles performent plus.
  • Relations humaines : Et enfin, évidemment, notre manière de gérer et d’exprimer nos émotions influent sur notre entourage, sur toutes nos relations humaines. Des sentiments comme la gratitude et l’amour rapprochent des autres, alors que la jalousie, la colère ou encore l’envie éloignent. Les relations des personnes ayant une intelligence émotionnelle développée sont plus satisfaisantes et plus durables.

Apprendre l’intelligence émotionnelle à l’école

Vous l’aurez donc compris, développer ces compétences dès le plus jeune âge, en introduisant des heures de cours dans le cursus scolaire, serait bénéfique à tous. Aujourd’hui en France, une école sur cent environ utilise des programmes d’intelligence émotionnelle, majoritairement dans des écoles alternatives, et donc pas accessibles à tous. Or ces programmes apporteraient des bienfaits à tous. D’ailleurs, des initiatives altruistes de ce type sont déjà en place au Danemark, en Hollande et en Russie, où des cours d’empathie et de gentillesse sont obligatoires pour les 6-16 ans depuis 2016. Mais ceci peut également passer par des actions simples, comme de l’art thérapie, des jeux de cartes autour des émotions, mais également tout un tas d’outils spécifiquement élaborés pour les enfants. Quelques idées par ici

Selon les conclusions d’une étude publiée dans la revue médicale Child Development, mettre au programme scolaire des protocoles d’apprentissage émotionnel permettrait aux enfants d’avoir de meilleurs résultats, de se libérer de leur anxiété et d’aborder la vie plus sereinement. Ces protocoles d’apprentissage émotionnel, connus aux Etats-Unis sous le nom de « MindUp » ou « Root Empathy », sont développés pour faire prendre conscience à l’enfant de ses émotions, afin qu’ils les comprennent pour mieux les gérer, développer de l’empathie, prendre des décisions, construire et maintenir des relations sociales positives.

Durant cette étude, les scientifiques ont observé que les étudiants qui ont suivi ces cycles se sont montrés plus brillants. Ils ont terminé leurs études au lycée avec un niveau 11% plus élevé que les autres et leur taux d’obtention du diplôme était 6% plus élevé. Ces programmes ont également apporté aux élèves des bénéfices indépendants de la réussite scolaire. En effet, les protocoles d’apprentissage émotionnel ont apporté aussi un impact positif concernant le niveau de consommation de drogues et les problèmes de comportement étaient 6% plus bas. De même, ils ont permis 13,5% de diagnostics en moins de troubles mentaux. Cette diminution a été aussi établie pour les faits de délinquance avec un taux d’arrestation 19% moins élevé.

L’idéal serait donc que les écoles intègrent systématiquement l’apprentissage socio-émotionnel dans leur programmes d’études.

Source : https://www.topsante.com

Moïra Mikolajczak, professeur de psychologie, nous explique tout cela d’une manière imagée :

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