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La solidarité intergénérationnelle a le vent en poupe et c’est tant mieux. En effet, ces échanges particulières sont autant bénéfiques pour les enfants, qui ont tout à apprendre des expériences de vie de leurs aînés, que pour les retraités, qui se sentent moins isolés au contact de l’énergie si porteuse de l’enfance.

Jeunes et anciens, de belles choses à se transmettre    

Ces dernières décennies, notre société a changé de visage. En effet, l’espérance de vie de la population ne cesse de de croître, et c’est jusqu’à cinq générations qui se côtoient dans des familles souvent éparpillées. Pour éviter l’isolement des seniors, des projets de solidarité intergénérationnelle se déclinent aujourd’hui dans de nombreux secteurs, et la petite enfance n’est pas en reste.

Au premier abord, leurs caractères et leurs rythmes de vie semblent peu compatibles. Le calme des uns, en perte de mobilité, tranche avec la vivacité débordante des autres. Mais en y regardant bien, la vieillesse ressemble fort à la petite enfance, par sa dépendance, son besoin d’attention et son regard pétillant. Les réunir ne serait donc pas si absurde ! Ainsi, de nombreuses structures d’accueil (crèches, RAM, multi-accueil, MAM) ont sauté le pas en organisant régulièrement des activités communes avec les enfants. Pour les anciens, ce sont autant d’occasions de se réjouir des rencontres à venir, de cultiver un désir du lendemain, de chambouler un quotidien (trop) bien réglé, de rompre momentanément avec les aléas de la vieillesse. Pour les plus actifs, l’occasion rêvée de se sentir enfin utile, de reprendre confiance en soi en partageant ses savoir-faire et ses souvenirs avec une nouvelle génération. En effet, les personnes âgées ont un regain de présence et d’énergie, montrent l’envie de faire des efforts, tandis que les enfants, même les plus turbulents, s’apaisent et se calment à leur contact. Des rencontres riches, par lesquelles les enfants acquièrent un regard bienveillant sur la vieillesse et profitent de l’attention débordante de ces papis et mamies qui ne demandent qu’à les voir s’éveiller joyeusement. Jardinage, cuisine, jeux, lecture, chants, activités manuelles ou motrices, goûters et danses… de nombreux loisirs peuvent réunir les générations.

L’intergénérationnel à l’école

Renforcer le lien social, lutter contre l’isolement d’un côté, contre l’échec scolaire de l’autre, passe par la rencontre des générations. C’est ce que pense Carole Gadet, qui travaille depuis 15 ans sur des projets intergénérationnels au sein du ministère de l’Éducation Nationale. Cela a commencé en 1999, année durant laquelle elle a initié un projet pédagogique réunissant les élèves de son école, dans le 20e arrondissement de Paris, et les résidents d’une maison de retraite voisine. 15 ans de projets qui n’ont cessé depuis de se développer. Aujourd’hui chargée de mission au ministère de l’Éducation Nationale, Carole Gadet travaille à l’élargissement de l’impact de l’intergénérationnel en sensibilisant les académies de l’Éducation Nationale à ces projets, en formant les acteurs et en diffusant les bonnes pratiques à l’international. En 2013, elle a organisé pour la première fois un colloque intitulé « Ensemble demain ». En novembre de la même année, elle a organisé avec le ministère de l’Éducation Nationale le premier séminaire européen sur l’intergénérationnel et la citoyenneté. Pour elle, les bienfaits de l’intergénérationnel sont multiples, à condition de ne pas faire n’importe quoi. C’est pour cela qu’elle a développé des modules de formation pour les enseignants, qui ont pour but de préparer les équipes pédagogiques, les élèves et les personnes âgées à la rencontre. De plus, l’intergénérationnel semble aussi une bonne motivation pour les élèves « difficiles ». L’intergénérationnel à l’école, c’est donc une approche transversale et atypique dans une institution qui n’en a pas toujours eu l’habitude, mais dont le bénéfice ne s’arrête pas aux portes de l’établissement. Il s’agit ici de repenser la société dans laquelle il faut apprendre à vivre ensemble. Cela apporte une richesse incroyable.

Les initiatives se multiplient  

Dans ce cadre, de nombreuses initiatives voient le jour, que ce soit au sein de crèches, d’écoles ou encore entre particuliers. Certaines structures ont même fait le pari de pousser l’expérience jusqu’à partager locaux et activités au quotidien, dans un projet d’établissement et d’espace tourné vers l’intergénérationnel. Si le système a fait ses preuves au Canada et en Belgique, en France seules une vingtaine de maisons de retraite cohabitent avec un établissement d’accueil de la petite enfance, dans un voisinage très joyeux. Dans le respect des différents lieux de vie, chacun semble y trouver son compte. Par exemple, à la crèche A petits pas d’Aspiran, l’architecte a conçu un bâtiment où les générations se croisent et se rencontrent sans se gêner dans un hall central où se tiennent également des activités communes. Des parois de verre donnant sur le jardin de la crèche laissent les personnes âgées observer les enfants et apprécier leur gaieté. Ainsi, à leur contact, les seniors gardent un lien plus fort avec la vie. Dans un autre style, Les Talents d’Alphonse est la première plateforme qui met en relation des jeunes retraités passionnés avec des personnes désireuses d’apprendre de leur expérience. Couture, tricot, musique, langues étrangères, bricolage, photographie…

Bon à savoir : Depuis 2009, le 29 avril est la journée européenne de la solidarité entre les générations, dans le système éducatif. Une belle occasion de mettre en avant les projets qui vous permettent de tisser des liens avec les personnes âgées.

Source : http://generationcare.fr/ – https://lesprosdelapetiteenfance.fr

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