Suivez-nous:                        
Open/Close Menu DU 23 AU 25 SEPTEMBRE 2016 AU CHÂTEAU DE FLAUGERGUES À MONTPELLIER




Nous entendons beaucoup parler de l’efficacité du système éducatif Finlandais. En observant les travaux des différents chercheurs qui se sont rendus sur place pour mieux comprendre le fonctionnement de ce système, nous nous sommes rendus compte que les explications étaient beaucoup plus simples que ce que l’on ne pensait, et que tout était basé sur du bon sens et de la bienveillance !

Paul Robert, principal de collège dans le Gard, s’est rendu en Finlande pour tenter de mieux comprendre les raisons de l’apparente réussite de son système éducatif. De cette visite, est né un ouvrage : La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? : Les secrets de la réussite, ainsi qu’un rapport que vous pouvez consulter en cliquant ici.

Voici quelques secrets de cette pédagogie “ magique “ 🙂

  • Chaque élève est important

La pédagogie est en effet individualisée le plus possible en respectant au mieux les rythmes d’apprentissages de chacun (les élèves ont jusqu’à 9 ans pour apprendre à lire, alors que les premières années sont dédiées à l’éveil des aptitudes, de la créativité et de la curiosité). Plutôt que d’imposer à tous les élèves un même système, l’éducation finlandaise tente donc au contraire de s’adapter à chaque élève, en tenant compte de sa singularité. Une attention particulière est également donnée aux troubles des apprentissages qui sont détectés précocement et dont la prise en charge est ciblée. Bien sûr, un tel système exige un taux d’encadrement important, avec des classes moins remplies (moyenne de 20 élèves par classe) permettant une plus grande disponibilité de la part des professeurs.

  • Un environnement motivant

La taille des établissements est limitée, les espaces de travail sont vastes et confortables, les conditions matérielles sont optimales, et des salles de repos sont aménagées pour que l’école devienne un lieu de vie respecté et motivant. Jusqu’à 16 ans, les cours sont également limités à 45 minutes et entrecoupés de temps de pause de 15 minutes. Les relations entre enseignants et élèves sont aussi plus familières afin de rendre les professeurs plus accessibles. Ainsi, en aimant leur école, les élèves sont d’autant plus motivés pour les apprentissages. On constate une liberté de mouvement des élèves associée à une grande décontraction (y compris vestimentaire), « n’excluant nullement une surprenante auto-discipline ».

  • Des élèves actifs et autonomes

Les élèves des classes primaires de l’établissement circulent le plus souvent librement dans les couloirs, sans la supervision d’un enseignant, et se servent eux-mêmes à la cantine. À partir de l’âge de 13 ans, les élèves ont une grande liberté de choix pour organiser leur cursus. De nombreuses matières optionnelles sont en effet introduites, « les élèves peuvent ainsi construire peu à peu leur autonomie et développer un sens de la responsabilité par rapport à leur cursus ». À partir du lycée, l’élève construit entièrement son programme et la classe disparaît au profit de configurations différentes selon les cours choisis. Cette autonomie précoce des élèves permet notamment de mieux les préparer aux études supérieures.

  • Un système d’évaluation valorisant

Jusqu’à 11 ans, les élèves ne sont pas notés. La Finlande a fait le choix de faire confiance à la curiosité et à la soif naturelle d’apprendre des enfants, et de ne pas utiliser la norme académique comme moyen de pression. Après 13 ans, il existe des notes chiffrées allant de 4 à 10 (le 0 est proscrit : le système finlandais considère en effet qu’il n’y a pas d’intérêt à construire une « échelle de l’ignorance », mais qu’il est plus utile de distinguer des « niveaux de perfectibilité »). Cette échelle est ensuite conservée au lycée, mais les évaluations sont plus soutenues. La pratique de l’évaluation semble donc guidée en Finlande par le souci de ne pénaliser personne et de toujours laisser sa chance à l’élève, en valorisant plutôt ce qui est su que ce qui n’est pas su. Ce qui est important, c’est que les élèves aient le sentiment d’être bons dans quelque chose.

  • Des professeurs experts

La profession d’enseignant jouit encore en Finlande d’un réel prestige dans la société. Cela ne tient pas tant à la rémunération – qui se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE – qu’à l’importance qu’attache le pays à son éducation. La motivation des enseignants finlandais tourne en effet autour l’enfant, sa compréhension et ses besoins (en comparaison, la motivation des enseignants français est plus orientée vers la discipline enseignée). Ainsi, le système éducatif finlandais exige que ses professeurs soient titulaires d’un master de sciences de l’éducation, tout en passant du temps en situations d’enseignement réelles. Après leurs études, les professeurs gardent un contact étroit avec l’université. Leur niveau de formation et leur expertise en pédagogie est constamment amélioré, et ils bénéficient d’ailleurs 2 heures de formation continue par semaine !

Le tout, financé à 100 % par l’état ! Ça donne envie n’est-ce pas ? Alors un tel modèle pourrait-il s’exporter en France ? C’est la question à laquelle tente de répondre Paul Robert dans son rapport très intéressant…

Source : http://blog.francetvinfo.fr

Un documentaire pour aller plus loin :

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Nom (obligatoire)

Prénom (obligatoire)

Email (obligatoire)

Code postal (obligatoire)

Write a comment:

You must be logged in to post a comment.