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Amour, gratitude, autonomie… Nous connaissons déjà les bienfaits de l’éducation positive, mais d’après plusieurs études scientifiques, ils iraient bien au-delà de l’épanouissement de l’enfant, agissant directement sur sa santé, son développement cérébral, sur sa gestion du stress… Explications en 3 études scientifiques !

Education positive et vie heureuse

La théorie  » d’expansion et de production des émotions positives  » de Barbara Fredrickson, psychologue américaine, auteure de Mieux vivre grâce à la pensée positive, montre que les expériences affectives positives contribuent à notre développement personnel et l’influencent durablement. Par exemple, les enfants heureux ont davantage de probabilités de retenir ce qu’ils étudient, de continuer d’avancer dans l’adversité et de se lier d’amitié avec des enfants de milieux différents. Et ce n’est pas tout : les émotions positives éprouvées dans l’enfance peuvent avoir des conséquences à l’échelle d’une vie.

Souriez-vous sur vos photos de classe ? Était-ce un sincère et authentique, ou un sourire factice et fabriqué ? Ce petit détail peut avoir une valeur prédictive quant à votre existence. LeeAnne Harker et Dacher Keltner, chercheurs à l’université de Californie à Berkeley, ont analysé les sourires sur les photos de cent quarante et une lycéennes dans un album de fin d’année de 1960. Les mêmes jeunes filles ont été recontactées à l’âge de 27, de 43 puis de 52 ans et interrogées sur leur vie. À chaque étape, et même trente ans après, on comptait parmi celles qui avaient un sourire sincère, davantage de femmes heureuses dans leur couple et témoignant d’un niveau de bien-être et de satisfaction élevé.

Amour et gestion du stress

Un des facteurs les plus destructeurs pour la construction de l’enfant est le stress. Et nous savons que le stress et les traumatismes peuvent se graver dans un jeune organisme et y causer des dommages durables. Mais à ce sujet, les neurosciences nous apportent une bonne nouvelle : Quelques soient les blessures émotionnelles, si les parents sont capables de nouer des liens proches et enrichissants avec leur enfant, alors cela facilitera une résilience qui les protégera contre les pires effets d’un environnement difficile. Pour les neuroscientifiques, l’impact de l’éducation n’est pas seulement émotionnel ou psychologique : il est biochimique.

Ainsi, différents chercheurs ont entrepris des études poussées sur l’impact du comportement parental sur le développement de l’enfant, notamment Clancy Clair, qui a réalisé une grande étude auprès de 1200 bébés observés depuis l’âge de 7 mois. L’indicateur principal de contrôle était la fluctuation du niveau de cortisol en réaction à des situations de stress. Le cortisol est un indicateur de l’usure physiologique. Clancy Blair découvrit ceci : «  Les risques environnementaux tels que les problèmes familiaux, l’instabilité et la surpopulation ont un impact majeur sur les niveaux de cortisol des enfants, seulement si la mère est indifférente ou insensible. Quand les mères affichent de hauts niveaux de sensibilité, l’impact de ces facteurs environnementaux sur les enfants semble quasiment nul.  » Autrement dit, quelque soit la situation de stress dans laquelle un enfant peut être plongé, quelques soient les facteurs néfastes qui peuvent l’entourer, ou quelque soit l’épreuve qu’il traversera dans sa vie, s’il bénéficie de l’amour et de l’attention d’un parent, tout est surmontable ! Magique n’est-ce pas ?

Encouragements et motivation

Lorsqu’il est question de  » positivité « , il est facile de tomber dans la valorisation de l’enfant pour la moindre de ses réalisations. Claudia Mueller et Carol Dweck, chercheuses au département de psychologie de l’université Columbia, ont mené plusieurs études (Journal of Personnality and Social Psychology) pour explorer le lien entre la manière dont nous félicitons les enfants et leur intérêt, leur motivation, leur performance. Des élèves de primaire ont eu à résoudre des problèmes faciles. Après chacune de leurs réussites, les uns ont reçu un compliment sur leur intelligence (« Tu dois être drôlement malin »), les autres, sur leur exécution (« Tu as dû te donner beaucoup de mal »). Puis ils ont dû résoudre des problèmes bien trop difficiles pour leur niveau de compréhension. Peu importent leurs réponses, tous se sont vu attribuer la note de 5/10.

Les premiers, complimentés pour leur intelligence, ont attribué leur échec au fait qu’ils n’étaient « pas assez bons ». Ils ont affirmé avoir eu moins de plaisir à la tâche. Lorsqu’il leur a été proposé d’emporter les exercices chez eux pour s’entraîner, ils ont refusé. De plus, invités à choisir entre plusieurs exercices pour une épreuve finale, ils ont pris le plus simple. Les résultats des seconds furent diamétralement opposés : ils ont attribué leur échec au fait de ne pas avoir assez essayé ; estimé leur plaisir à un niveau identique que dans la première phase ; emporté les exercices chez eux ; et choisi l’épreuve finale parce qu’elle constituait un nouveau défi. Conclusion ? Si les compliments sont dans l’ensemble bénéfiques, tous ne le sont pas. Certains peuvent avoir pour effet de court-circuiter la motivation et l’intérêt des enfants. Alors, si vous souhaitez que les vôtres soient réellement motivés, encouragez-les pour les efforts qu’ils fournissent plutôt que pour leur facilité à apprendre.

Source : http://www.psychologies.com/

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