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Nous entendons beaucoup de choses à propos de la pédagogie Montessori. On parle des enfants qui savent lire à 4 ans, d’autonomie, de matériel spécifique, d’écoles élitistes… Et pourtant, le cœur de la pédagogie Montessori n’est pas là. Le fondement même de cette méthode, c’est la posture de l’adulte.

En effet, pour appréhender correctement cette célèbre pédagogie, il faut avant tout se préparer soi, en temps qu’adulte-éducateur. Maria Montessori décrit ainsi les traits de caractère de ce qu’elle appelle le nouveau professeur : “ au lieu de parler facilement, il doit acquérir le pouvoir du silence ; au lieu d’enseigner, il doit observer ; au lieu de s’affirmer par une sorte d’infaillibilité, il doit assumer la posture de l’humilité “. Ainsi, pour la pédagogue connue aujourd’hui mondialement, il est clair que pour résoudre toutes les problématiques éducatives, il convient non pas de s’orienter avant tout vers l’enfant…mais vers les éducateurs. Ceux-ci doivent évoluer, changer leur rapport à l’enfant, apporter de la clarté à leur conscience et renoncer à bon nombre de préjugés qui portent préjudice à l’enfant.

Dans ce cadre, Maria Montessori recommande à l’adulte qui veut exercer cette mission de faire un examen de conscience qui porte sur les déviations qui peuvent entraver son action auprès de l’enfant : l’orgueil et la colère. L’orgueil nous fait surévaluer le rôle que nous avons dans l’éducation de l’enfant, et la colère survient de ce qu’inconsciemment nous considérons l’enfant comme l’une de nos possessions qui ne répond pas suffisamment à nos exigences.

A la place, l’éducateur doit s’efforcer de diriger l’activité de l’enfant d’une manière discrète, laissant l’enfant continuer de lui-même lorsqu’il est capable de le faire.  Nous sous-estimons souvent les capacités de l’enfant et nous intervenons au mauvais moment. En agissant ainsi nous interférons avec son développement. Nous le heurtons. Nous devons rester prêts à intervenir lorsque l’enfant le demande. Pour cela, nous devons développer une faculté de discernement fondée sur l’observation et l’expérience.

D’ailleurs Maria Montessori, de formation médicale à la base, utilise souvent dans ses ouvrages la comparaison avec les scientifiques, pour illustrer ses propos. Elle disait que tous les enseignants devraient avoir l’âme scientifique. Pourquoi ? Parce que les scientifiques passent des heures et des heures à observer leurs “sujets” et à prendre des notes objectives sur leur comportement. Ils ne font pas de conclusions hâtives et ne ressentent pas d’émotions quant à leurs observations. Ils tirent ensuite des conclusions éclairées sur les besoins de l’enfant en fonction de leur connaissance des périodes sensibles, du développement global de l’enfant et des tendances humaines. Ainsi dans un premier temps vous observez l’enfant, puis vous lui présentez le matériel adéquat à ses besoins en respectant son rythme individuel. Cela nécessite une grande patience et disponibilité, sans jamais interférer dans sa volonté de faire, c’est à dire ne pas faire à sa place.

C’est ainsi que nous retrouvons, dans les établissements Montessori, des enseignants calmes, qui se déplacent lentement, qui s’adressent à l’enfant en se mettant à sa hauteur et qui lui parle doucement. Ils observent beaucoup et s’adaptent à chacun. Ils accueillent les émotions, restent à l’écoute et aident l’enfant à réparer les dégâts d’une bêtise, en évitant ainsi une punition vide de sens. Un bel exemple de Communication non-violente.

« L’amour, la bienveillance, les encouragements sont les leviers de l’âme humaine » Maria Montessori

Source : http://enterredenfance.com

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