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Depuis quelques années, les pédagogies alternatives connaissent un succès grandissant. Ces méthodes d’éducation “ différentes “ font de plus en plus d’adeptes à travers le monde. Cependant, elles sont aussi connues pour ne pas être accessibles à tous. Or, de plus en plus d’enseignants de l’éducation traditionnelle s’en inspirent au sein de leurs classes. Notamment la pédagogie Freinet, dont les principes peuvent s’appliquer facilement et offrent aux élèves une autonomie bénéfique.

Qu’est-ce que la pédagogie Freinet ?

La pédagogie Freinet est une méthode mise au point par l’instituteur français Célestin Freinet au début du 20ème siècle. Pédagogue très engagé, il a œuvré tout au long de sa vie pour une pédagogie émancipatrice, différente de l’école traditionnelle trop asservissante selon lui. Son but principal tournait autour de la démocratisation de l’école et le développement d’une pensée libre et critique, avec l’espoir d’éviter de voir se reproduire les atrocités qu’il avait vécu durant la guerre. Il espérait ainsi qu’en éduquant les enfants différemment, la société changerait.

Sa pédagogie est essentiellement basée sur la méthode naturelle d’apprentissage, et respecte l’identité de chacun. L’enfant est placé devant ses responsabilités, se prend en charge et réalise mieux ses projets. Il est acteur au même titre que les adultes. Cette pédagogie innovante aide l’enfant à révéler le meilleur de lui-même. Elle a pour vocation de le rendre en autonomie totale, acteur de ses apprentissages, afin de lui donner toutes les clefs pour qu’il se construise un avenir qui lui ressemble. On peut dire que cette pédagogie est basée sur 7 idées clés : l’expression-communication-création, l’autonomie, la responsabilisation, la socialisation, la coopération et vie coopérative, l’apprentissage personnalisé, l’ouverture sur la vie.

Comment peut-elle être appliqué dans l’éducation nationale ?

Cette pédagogie qui veut donner du sens, inspire donc de plus en plus d’enseignants de l’éducation traditionnelle, qui cherchent eux aussi à donner du sens à leurs élèves. Et même si les écoles 100% Freinet restent rares, cette pédagogie a toutefois réussi à intégrer de nombreuses classes, comme avec le rituel du « Quoi de neuf ? » le matin – lors duquel chaque élève peut partager une actualité, ce qu’il a fait ou lui tient à cœur –, ou encore le journal scolaire tenu par les enfants, ou le principe de la correspondance. Autant de pratiques qui donnent du sens “ en faisant du vrai “. Et certains professeurs ont poussés encore plus loin leur implication. Quelques inspirations :

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Daniel Gostain, un enseignant français, se base sur la pédagogie Freinet depuis une dizaine d’années et présente « sa journée de classe type ». Elle est rythmée par une succession de temps : « temps libre et calme », « j’apprends à lire », « je fais un projet », « nous apprenons », « je fais partager », etc. Le programme, affiché au tableau, est lu en début de classe par deux élèves qui demandent ensuite « Y-a-t-il des questions ou des réactions? ». Ces rituels donnent un cadre aux interventions des élèves qui participent. Les enfants bougent à travers la classe à certains moments, mais la matinée s’écoule dans le plus grand calme. Pour lui, cette pédagogie « crée les conditions pour que les enfants s’expriment, osent, cherchent, s’étonnent, se questionnent, alors qu’ils sont dans une structure qu’ils ne choisissent pas (…) Les enfants apprennent pour de vrai« . D’ailleurs, dans sa classe, il n’y a pas de rangées de tables mais une disposition des bureaux en arc de cercle, avec un passage au milieu pour que les enfants puissent circuler. Puis vient le « temps de travail individuel ». Chaque enfant prend son classeur, avec un programme de travail à accomplir sur deux semaines, selon l’ordre qu’il choisit. S’il cale, il accroche une étiquette à son nom sur le tableau pour le signaler au maître.

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Dans la classe de CM2 de l’école élémentaire de la rue Dunois, dans le 13e arrondissement de Paris, la classe est réunie en cercle, et les propositions fusent tous azimuts. Pour la plupart âgés de 9 ans, les vingt-huit élèves débattent pour savoir comment organiser l’accès aux ordinateurs pour les exposés. Au bout d’un moment, l’institutrice lève la main pour intervenir : « Un problème est soulevé, il faut maintenant trouver une solution. » Vote à main levée sur les propositions de deux élèves. L’ordre du jour du “ conseil de gestion de classe “ peut continuer à être déroulé, enfants aux manettes. Hebdomadaire dans cette classe, cet exercice d’autogestion est un moment fort de la pédagogie mise en place par Emilie Lassau, institutrice depuis onze ans. Elle croit fortement en l’efficacité de cette méthode, qui pour elle est la “ pédagogie du travail choisi “. “ Quand on trouve un moyen de s’exprimer par le travail, on accepte tout le reste. L’idée est de se mettre au travail volontairement et que cela devienne un besoin. “ Pour cela, l’enseignante utilise des fiches de travail thématisées en français et en mathématiques : chaque élève opte pour ce qu’il va travailler, à son rythme, et le note dans le « plan de travail individualisé » qui guide sa progression.

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Dans sa classe de CM1 du sud de la France, une enseignante utilise cette pédagogie depuis dix ans. Cela se traduit par un conseil de classe mensuel, où elle n’intervient pas. Ici, ce sont les élèves qui sont maîtres du débat, et leur discussion est alimentée par des suggestions qu’ils laissent dans une boîte prévue à cet effet disponible dans la classe. Ici, on privilégie également l’entraide et le travail coopératif. Un tableau libre est dédié à cela, sur lequel l’élève qui rencontre une difficulté sur un travail va y inscrire son nom, et un autre élève qui se sent en capacité de l’aider inscrit son nom à son tour. Enfin, dans un esprit d’autonomie et d’individualisation du travail, l’enseignante utilise Pidapi, un outil efficace de parcours de travail individualisé, qui est accessible à chaque enseignant, et qui lui permet de suivre la progression de chaque élève. Cet outil prend la forme d’un tableau, sur lequel apparaît la progression de chacun par couleurs et par matières, avec des challenges de “ ceintures “ à chaque étape. Les enfants se sentent responsables et autonomes et apprécient vraiment cela.

Sources : http://www.rtl.be – http://www.lemonde.fr

 

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