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La pédagogie alternative de Céline Alvarez.

C’est l’histoire poignante d’une femme de caractère qui a voulu donner un coup de pied dans la fourmilière.

En effet, Céline Alvarez est devenue professeur des écoles de l’Education Nationale en 2011. Mais pas question pour elle de suivre la méthode d’enseignement traditionnelle qu’elle juge parfaitement inadaptée.

Elle constate que 40% des élèves qui sortent du CM2 ont des retards en lecture et en mathématiques. Ce constat est très alarmant car ces lacunes vont influer sur toute la suite de leurs scolarités. Certain d’entre eux n’arriveront jamais à reprendre le wagon en marche et à se remettre à niveau.

S’inspirant de la méthode Montessori, Céline Alvarez développe sa propre pédagogie alternative basée sur l’expérience, l’autonomie et l’entre-aide.

Après avoir obtenu les autorisations adéquates, la pédagogue se mit au travail sans attendre. Durant trois années elle eut en charge vingt cinq élèves de ZEP âgés de 3 à 5 ans. Issus des milieux défavorisés de Gennevilliers, ces enfants présentaient quasiment tous un retard d’apprentissage.

Baignés dans un univers complètement différent où le jugement est proscrit et la coopération encouragée, les enfants ont fait d’énormes progrès. D’après le CNRS de Grenoble qui a évalué le niveau de la classe, ils avaient même rattrapé leurs lacunes.

Et pourtant, malgré que sa pédagogie alternative ait fait ses preuves, l’Education Nationale décida d’avorter son expérimentation.

Toutefois, rien ne pouvait entraver sa détermination. Sa démission posée, elle ouvrit un blog pour continuer à transmettre son enseignement alternatif et poursuivre son action.

Interviewée par le journal le Nouvel Observateur, elle délivre un témoigagne sans langue de bois et raconte son histoire.

C’est très jeune, à l’âge de 9 ans, que Céline a eu un déclic. Alors qu’elle avait préparé de façon spontanée un exposé sur les arbres qu’elle souhaitait partager avec ses camarades, la maîtresse a complètement bridé son élan. Non par méchanceté gratuite mais tout simplement car cela ne rentrait pas dans le programme établi au préalable et aurait boulversé son organisation.

Elle a souhaité prendre le contre-pied de ce système castrateur et c’est ainsi qu’au sein de sa classe, les enfants sont encouragés à la prise d’initiative et de décision. Elle met à leurs dispositions de multiples activités qu’ils peuvent parcourir librement selon leurs envies et leurs préférences. Biensûr, ils ont besoin d’un guide, d’avoir une figure de référence mais ils deviennent de plus en plus autonomes et reprennent confiance en eux.

Elle se rappelle d’un élève particulièrement marquant qui s’est exécuté inlassablement à la réalisation d’un origami jusqu’à sa parfaite réalisation.

Les résultats étaient là et pourtant du jour au lendemain tout s’est arrêté. On lui a retiré son matériel l’empéchant de continuer à faire du bien à ses élèves grâce à son enseignement alternatif reprenant les fondements de la méthode Montessori.

Aujourd’hui, elle enseigne à travers son blog et véhicule un message fort: “La véritable révolution ne viendra pas d’une autre nouvelle méthode, elle se fera lorsque nous appliquerons ce que nous savons déjà dans nos coeurs. Laissons les enfants suivre leurs élans. Faisons leur confiance pour apprendre, aidons-les à révéler leurs pleins potentiels”.

Source: http://tempsreel.nouvelobs.com

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  1. octobre 26, 2016

    C’est génial d’en parler mais tellement dommage de titrer « pédagogie » alors que Céline Alvarez elle même précise bien qu’elle ne veut pas utilider ce terme (elle en explique les raisons dans son livre)…

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