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La parentalité positive, la communication bienveillante… Les parents sont de plus en plus nombreux à s’intéresser à ces sujets qui sont bénéfiques pour le développement du cerveau des enfants. En effet, on ne soupçonne pas l’impact sur toute une vie des mots utilisés par des personnes aimées. Voici quelques expressions à éviter !

Parents bienveillants, oui, mais bien souvent maladroits aussi ! Lors d’un dîner par exemple, si un des invités renverse son verre, personne n’oserait s’emporter contre lui en disant “ Tu es vraiment maladroit, c’est pas croyable ! “. Or, malgré nous, c’est souvent sur ce mode que nous nous adressions à nos enfants, alors que chez eux, tout n’est qu’apprentissage et premières fois ! Pour mettre de la bienveillance dans ses paroles, la première clef est de se mettre à la place de l’enfant, d’imaginer comment il peut prendre vos dires. Voici plusieurs exemples pour illustrer ceci :

  • Ne pleure pas, ce n’est rien !

Le cerveau des enfants est immature. Ils sont donc incapables de maîtriser leurs émotions. Comme le dit si bien Isabelle Filliozat à propos des crises,  » un enfant en crise de colère n’a besoin que d’être contenu, calmé, sécurisé.  » Utilisez donc le contact physique en le serrant contre votre cœur pour l’apaiser et aidez-le à gérer ses émotions. Si il est en âge de le faire, encouragez-le à poser des mots sur ce qu’il ressent. Cela atténue l’effet. De plus, même si à vos yeux un petit bobo n’a rien de dramatique, pour l’enfant en pleine crise, il a de l’importance ! En quoi le classique : “ Ce n’est pas grave, t’as pas mal ! ” serait-il consolateur ? Bien sûr que c’est grave, bien sûr qu’il se sent mal ! Pourquoi nier son ressenti ? Le prendre dans ses bras en constatant simplement : “ Tu es tombé. Tu as mal. Tu pleures. Tu es en colère” lui prouve qu’il est écouté, compris, respecté. Et… ses larmes sèchent beaucoup plus vite !

  • Je suis énervé à cause de toi

La culpabilité n’est vraiment pas la meilleure solution pour faire comprendre une leçon à un enfant. Un “ tu m’énerves “ est une expression couramment utilisée, mais incorrecte : elle culpabilise l’interlocuteur en le rendant responsable de notre émotion. L’enfant comprends qu’il est responsable de la colère. Or, c’est un sentiment très négatif, nous sommes d’accord. De plus, il est injuste, car en réalité, personne ne peut nous énerver, si ce n’est nous-mêmes ! Pourquoi ? Simplement parce que la colère est une réponse à un de nos besoins que nous considérons comme insatisfait. Ainsi, reformulez de cette manière : “ Je suis en colère lorsque tu… “ plutôt que “ Je suis en colère parce que tu es… “. Ainsi, vous gardez la responsabilité de l’émotion sans accuser quiconque. Enfin, n’oubliez qu’en tant qu’adulte, contrairement à l’enfant, nous avons le potentiel de maîtriser les pensées qui provoquent des émotions désagréables et du stress. Alors en cas d’énervement, la meilleure technique reste de respirer un grand coup, prendre du recul, et de s’exprimer avec notre cœur plutôt qu’avec notre mental.

  • TU ES infernal

Il est très important de distinguer l’enfant de ses actes. En effet, si à la moindre bêtise vous lui dites “ Tu es un imbécile “, “ Tu es infernal “, “ Tu es maladroit “… Il entend  » Je suis nul « . En s’exprimant de la sorte, on enferme l’enfant dans une fausse vision de lui-même, qu’il va ensuite s’ingénier à confirmer. Or, ce qui est incriminé, ce n’est pas lui, mais ce qu’il a fait. Il faut avoir la vigilance de distinguer les deux. En effet, selon le langage utilisé les conséquences sur lestime de soi sont cruciales. N’oubliez pas qu’un enfant est en pleine construction de sa personnalité, et travaille ainsi à devenir lui-même, et veut être reconnu comme tel. Alors ne l’’étiquetez pas, et plutôt que de relever ses petites bêtises, valorisez ses efforts et montrez-lui les bonnes méthodes jusqu’à ce qu’il se les approprie.

  • Si tu fais ça, tu auras ça…

Le chantage, les récompenses et les compliments sont des outils de manipulation. Et comme tous les outils de manipulation, la “ victime “ est lésée, ou pire, devient elle-même manipulatrice… Il a été prouvé scientifiquement que les récompenses diminuent le plaisir et la motivation pour la réalisation de tâches initialement plaisantes. De plus, pour l’enfant, le chantage peut impliquer le retrait de l’amour parental. En effet, introduire une condition à un acte, de la part d’une figure d’attachement comme une mère ou un père, implique une possible réflexion de la part de l’enfant : “ si je ne fais pas cela, ma mère ne m’aimera plus “. Or, l’amour inconditionnel est le meilleur engrais possible pour le développement d’un enfant. Ainsi, au lieu du chantage, des récompenses et des compliments : proposez des choix, décrivez les conséquences des actes sans juger afin que l’enfant réfléchisse par lui-même, encouragez les efforts et les intentions, confiez-lui des tâches qui le feront se rendre utile, ou encore, employez le jeu et l’humour !

  • Tu vas te faire mal !

La meilleure manière de percuter un mur…c’est de la fixer ! Nous avons tendance à exprimer tout haut nos angoisses et nos projections négatives. Or, le fait de les formuler ainsi n’est pas sans conséquences. L’enfant risque effectivement de se faire mal, mais c’est parce qu’il a imaginé cette issue en vous écoutant. Son cerveau va le propulser vers ce but. Apprenez donc à communiquer ce que vous voulez, plutôt que ce que vous ne voulez pas. Et apprenez à votre enfant à faire de même. Ayez confiance, laissez-le faire son expérience en l’avertissant sur les difficultés ou les dangers qu’il risque de rencontrer, proposez-lui votre assistance, donnez-lui des consignes… mais ne lui transmettez pas votre stress ! En effet, ces mises en gardes négatives, si elles sont trop répétitives, peuvent finir par le faire de plus en plus douter de lui, et voir le monde comme un territoire aux nombreux dangers, le freinant ainsi dans son exploration et son développement intellectuel et physique.

  • Tu me cherches, tu vas me trouver !

Lorsque notre enfant fait quelque chose que nous réprouvons, si nous lui crions dessus et l’accusons de nous “ chercher “ volontairement, il va ressentir de la peur, de la culpabilité et un sentiment d’injustice. Autant de sentiments très négatifs… La peur précisément, déconnecte son cerveau rationnel, et il reproduit mécaniquement les mêmes gestes qu’on lui reproche…parce qu’il ne peut pas faire autrement puisqu’il n’a pas encore la clé pour sortir de la situation qui déclenche votre réaction. Dans un de ces ouvrages, Isabelle Filliozat explique que lorsque nous perdons notre sang froid face aux comportements de notre enfant, c’est comme si nous lui confions la télécommande de nos réactions. Et forcément, à ce moment-là, l’enfant se sent en perte de repères, dans l’insécurité et la peur. A l’inverse, si nous gardons notre calme, lui rappelons les règles, lui expliquons ce qu’il est nécessaire de faire (au lieu de lui reprocher ce qu’il ne faut pas faire), encourageons ses efforts ou encore décrivons simplement les conséquences des actes, l’enfant apprendra plus rapidement. Et cette bienveillance et cette empathie contribueront à la maturation de son cerveau.

Sources : http://papapositive.fr/ – https://www.pommedapi.com/

Pour aller plus loin :

Des mots qui donnent confiance

La Communication Non Violente

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