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Votre enfant prend tout à cœur, pleure facilement ou a souvent mal au ventre ? Il est possible qu’il soit hypersensible, mais rassurez-vous, c’est signe de belles qualités humaines 🙂 Et vous pouvez l’aider à apaiser ses émotions si intenses.

Tout d’abord, il faut repérer quelle est la dominante de votre enfant hypersensible. Nous pouvons distinguer ainsi 5 grandes familles.

  • Les anxieux

Chez eux, les perceptions sensorielles sont exacerbées. Cela pourrait être positif, mais leur anxiété vient contaminer la qualité de leurs intuitions. De plus, leur imagination est tournée vers l’inquiétude, et ils envisagent toutes les conséquences possibles d’événements menaçants imaginaires. Ainsi, ils se fatiguent beaucoup à chercher des solutions à des problèmes qui n’existent que dans leur tête, ou encore à imaginer le pire pour leurs proches et pour eux-mêmes. Au niveau de leur parcours scolaire, l’angoisse de performance constitue un obstacle important à leur réussite. Ils sont souvent peu motivés face à leurs difficultés, sujets au trac, et vivent leurs interventions en public comme un calvaire.

  • Les expressifs

Ils manifestent leurs émotions avec une grande intensité : joie, tristesse, colère, peur, amour, dégoût, frustration… Tout est vécu puissance mille ! Ils pourront autant sauter de joie que hurler de tristesse. Ils perdent bien souvent le contrôle d’eux-mêmes. Si les parents sont également hypersensibles, c’est alors une explosion d’émotions quotidiennes ! Ils sont très réceptifs aux ambiances et humeurs de leur entourage, et vivent bien souvent au gré des ressentis des autres, surtout quand ils sont collectifs, comme dans une salle de classe. Leur besoin de plaire en permanence, leurs attitudes décalées, font d’eux des caméléons bien difficiles à suivre et à comprendre.

  • Les introvertis

Contrairement aux expressifs, cette catégorie d’enfant se forme une protection en se renfermant sur soi. C’est une attitude inconsciente, qui leur permet de mieux vivre avec leur personnalité d’écorchés vifs. Comme ils sont submergés par leur émotions, ils préfèrent éviter les situations qui les exposent, comme les activités en groupe ou les relations humaines fortes. On les croit souvent indifférents, alors qu’au contraire ils sont trop réceptifs ! Par ailleurs, les hypersensibles en retrait ont une forte tendance à somatiser, et le mal de ventre est bien souvent l’expression de leur trop plein d’émotions, qu’ils ne parviennent pas à exprimer. Dans certains cas, leur inhibition aboutit à des blocages intellectuels qui mettent en péril leur réussite scolaire.

  • Les réactifs

L’hypersensibilité de ces enfants est difficile à déceler au premier abord, car leurs comportements extrêmes semblent aux antipodes de la sensibilité. En effet, ils sont agités, impulsifs, peu empathiques à première vue, et souvent qualifiés de caractériels. Ce sont des enfants brusques, qui cassent leurs jouets, ne sentent pas leur force, font mal sans l’avoir voulu… Très impulsifs, ils ont des besoins intenses , c’est-à-dire qu’ils font tout trop fort et trop souvent. Leurs demandes revêtent un caractère d’extrême urgence, tant la frustration leur paraît insupportable. Bien souvent, leur hypersensibilité n’est pas verbalisée, les émotions les submergent pour un rien et ils ne peuvent mettre aucun mot dessus. Ils ont tendance à faire plutôt qu’à dire, commettant des actes impulsifs, voire transgressifs et dangereux.

  • Les sensitifs

Les enfants concernés par cette dominante pensent qu’on leur en veut ou qu’ils ne sont pas considérés à leur juste valeur. Ils ont une sensibilité à fleur de peau pour tout ce que l’on peut dire sur eux. Ils ne supportent pas la moindre critique, et leur hypersensibilité rend leur estime de soi vacillante, car celle-ci ne se fonde que sur ce qui est dit d’eux-mêmes, et non sur leur expérience, l’analyse de leurs forces ou faiblesses. Leur imagination les rend souvent paranoïaque, et ils font des histoires. Ils prennent tout au premier degré et déforment facilement les propos tenus. Ils pensent sans arrêt qu’on les traite mal, ce qui rend leurs échanges relationnels très compliqués, alors que paradoxalement, ils ont un vif désir d’être aimés !

Alors, comment aider mon enfant hypersensible ?

  • L’amener à relativiser, en l’aidant à faire la distinction entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Pour cela, évitez les arguments rationnels qui lui donnerez l’impression d’être jugé, mais privilégiez plutôt le côté affectif, en lui montrant que vous comprenez que sa peine ou sa colère.
  • Lui apprendre à temporiser, en lui enseignant l’art de ne pas réagir tout de suite ! C’est en prenant du recul face aux situations que nous parvenons à repousser les réactions primaires. Montrer l’exemple dans vos comportements.
  • Lui donner de l’amour et de la sécurité, plus que pour les autres enfants, car les hypersensibles ont des besoins plus grands en ces domaines. Cependant, ils peuvent avoir du mal avec les démonstrations de tendresse et d’amour (qui les submergent d’émotions) : il faut donc les observer et aller à leur rythme.
  • Développer son autonomie s’avère en outre fondamental pour l’aider à mieux vivre son hypersensibilité. Ceci est vrai pour tous les enfants, mais encore plus pour ceux-là. Cette autonomie lui permettra de ne pas calquer ses émotions sur ceux des autres, auxquelles ils sont particulièrement réceptifs.
  • Pratiquer une écoute active. Même s’il est souvent dans l’excès, le petit hypersensible a besoin de sentir que sa parole a de la valeur et est entendue. Pour l’amener à verbaliser sa souffrance plutôt que de somatiser,  il a besoin de se sentir en confiance, et que sa parole soit entendue réellement.

Peut-être que vous même, vous vous reconnaissez dans ces différents profils. L’important, pour tout être hypersensible, parent ou enfant, est de comprendre que c’est un vrai don, une qualité humaine unique et non une maladie qui fait de vous une personne désagréable.

Ainsi, bien accompagné, l’enfant hypersensible peut cesser d’être envahi par ses émotions. Cela lui évite ainsi de devenir un adulte écorché vif qui souffre sans arrêt. Il peut alors utiliser sa sensibilité hors du commun pour développer des relations riches et profondes.

Source : http://www.libellulesmagazine.net – « Les enfants hypersensibles » (Albin Michel, 2015), Emmanuelle Rigon

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